Des heurts en plusieurs points de l’île mais moins de dégradations, c’est le bilan que dresse la préfecture de Saint-Denis de la Réunion après une nouvelle nuit de violences.

Dans le quartier du Chaudron, à Saint-André, Saint-Louis, Saint-Pierre, Etang-Salé et Sainte-Marie, des faits de violence plus ou moins importants ont été rapportés, preuve que l’agitation s’étend sur l’île. Un gendarme a notamment été assez sérieusement blessé au visage par le jet d’un cocktail molotov, rapporte l’AFP qui cite Benoît Huber, directeur de cabinet du préfet.

Au Port (ouest de l’île), un salon de beauté a toutefois été incendié. Au cours de cette troisième nuit d’échauffourées, 180 sorties de pompiers ont été comptabilisées par le Service départemental d’incendie et de secours, indique l’agence.

La préfecture indiquait hier que quelques voitures et des poubelles avaient été incendiées. Des manifestants, parfois âgés de 15-16 ans, ont dû être dispersés par les forces de l’ordre contraintes de dégager les poubelles enflammées mises sur la route par les émeutiers. C’est le cas notamment à Saint-Louis dans le sud de l’île.

Pierres ou cocktails molotov contre grenades lacrymogènes et flash-ball, la situation reste tendue à La Réunion où des condamnations ont été prononcées hier par le tribunal de Saint-Denis. Quatre jeunes ont écopé de peines allant de 6 mois à 2 ans de prison ferme, rapporte l’AFP.

Une table-ronde doit se tenir ce vendredi sur la revendication à l’origine de cette flambée de violence : le coût de la vie et notamment le prix de l’essence. Elle doit réunir autour du préfet Michel Lalande, les présidents des assemblées locales, des chambres consulaires, les représentants des associations de consommateurs, des compagnies pétrolières et des professionnels de la route.

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